
Cette sculpture s’attache à révéler ce qui court derrière nos murs, et qui permet la circulation de l’électricité. C’est un segment électrique qui vient se brancher sur les rails d’éclairage normés dans les espaces d’exposition et accueillant du public (magasin, galeries, …). Censé être le moins visible et le plus pratique possible, celui-ci impose néanmoins des contraintes et des ajustements entraînant une sorte de négociation dans une quête de liberté contrainte par un cadre. Dans ce mélange entre vrai et faux, éléments originels ou copies imprimées en 3D, brille une vieille ampoule à filament. Sur deux autres modules on peut apercevoir des cartes bancaires et des clés nous rappelant ainsi le coût et les restrictions liés à la transmission électrique. Par ce principe d’aller-retour entre les ressorts normatifs des systèmes électriques et du système social, cette œuvre s’insère dans une réflexion sur la maintenance, sur sa tension entre visibilité et invisibilité. Elle témoigne aussi d’une certaine modularité soulignant les questions du transport de l’énergie, leur coût, leur conditionnement et leur accès dans une société normative et capitaliste.
